Cultures et traditions

Cultures et traditions

La culture malgache est difficile à appréhender succinctement. Elle a comme socle le «Fihavanana». Mot intraduisible, elle s’apparente à l’entraide, à la solidarité et à la protection entre membres d’une même famille y compris les ancêtres, entre membres d’un même clan, entre voisins, entre ethnies… Cette valeur constitue un principe fondamental de la vie individuelle et collective des malgaches. Ainsi pour entretenir le Fihavanana le malgache effectuera tout naturellement tout au long de sa vie des «Adidy » (devoirs) envers toute la société. Le Fihavanana favorise aussi le sentiment d’appartenance lors de nombreuses cérémonies comme :

La circoncision (Famorana)

Ayant lieu entre juin et septembre, c’est un moment fort de la relation entre ancêtre et vivant. Elle consacre l’appartenance sociale du garçon à la lignée de son père et donc de ses ancêtres. La circoncision peut se faire aussi de manière collective comme à Mananjary. Appelée «Sambatra», cette cérémonie donne lieu à de grandes festivités tous les 7 ans.

Le mariage malagasy

C’est un moment très important de la vie pour avoir la bénédiction des parents et de la société. Il se déroule généralement en 3 étapes (avec des variantes) dont la plus importante, le Vodiondry (littéralement croupe de mouton). Cette dernière étape est la phase de «négociation» entre les 2 familles. Comme la future épouse est considérée comme très précieuse, la famille du fiancé doit prouver à l’autre partie qu’elle sera aimée et choyée. Par ailleurs le fiancé doit donner à ses beaux parents, une dot ou somme d’argent équivalent à la compensation de l’absence de la future mariée. Cette cérémonie peut donner lieux à de longues joutes orales (kabary) et ainsi durer des heures.

Le culte des ancêtres

Convaincus du principe qu’il y a une vie après la mort et que les ancêtres ont le pouvoir de protéger et aider les vivants, les malgaches se doivent de les respecter. Les ancêtres sont comme le lien qui lie les vivants au Dieu créateur de l’univers (Zanahary ou Andriananahary). Ainsi il existe beaucoup de lieux sacrés, «Doany» (pierres, arbres, collines, lacs…) à Madagascar et plusieurs manières ou cérémonies qui permettent aux malgaches d’honorer leurs ancêtres, de leur demander de l’aide ou des bénédictions. Dans les hauts plateaux on trouvera par exemple le Fahamadihana (retournement de morts, consistant à recouvrir les aïeux de nouveaux linceuls) ou le bain de reliques royales dans la région du Menabe (Fitampoha) ou près de Majunga (Fanampoa Be).

Toutes ces cérémonies sont codifiées par des «Fomba» (usages, coutumes voire protocole) et par des «Fady» (interdits ou tabous). Elles peuvent être animées par des chants, des danses (selon le moment), de grands festins et surtout par des «Kabary». Plus qu’un discours, le «Kabary» est une forme oratoire qui mêle discours, métaphores, proverbes, maximes et même contes. Il sert à transmettre des messages profonds afin de faire vibrer le cœur et l’âme tout en émerveillant l’auditoire.

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